L’édition 2025 du Rallye Dakar restera gravée dans les annales comme l’une des plus exigeantes, mais aussi comme le point de départ d’une nouvelle puissance dans le monde des rallyes-raids : les Dacia Sandriders. Pour leur baptême dans cette compétition mythique, ils ont marqué les esprits par leur performance impressionnante, terminant à seulement 3 minutes et 37 secondes du podium. Une prouesse remarquable pour une équipe en plein apprentissage.

Une équipe soudée et des résultats prometteurs
Dès le coup d’envoi, les Dacia Sandriders ont affiché leur potentiel. Nasser Al-Attiyah, triple champion du monde des rallyes-raids, et son copilote Édouard Boulanger, ont mené la charge avec brio. Malgré une pénalité de dix minutes liée à l’absence d’une roue de secours, le duo a décroché une victoire d’étape et une quatrième place au classement général, à seulement 23 minutes et 58 secondes du vainqueur, Yazeed Al Rajhi.
Le véhicule Sandrider, conçu pour affronter des conditions extrêmes, a démontré sa fiabilité et son efficacité. Grâce à des innovations telles que les zones magnétiques intégrées à la carrosserie facilitant les réparations, l’équipe a su économiser de précieuses minutes. Même face à des imprévus, comme une casse de suspension lors de l’étape marathon « 48 h chrono », Al-Attiyah et Boulanger ont enchaîné les classements dans le top 5 et le top 10.
Cristina Gutiérrez et Pablo Moreno : l’esprit du rallye
Cristina Gutiérrez et Pablo Moreno, fraîchement sacrés en catégorie Challenger, ont fait leurs débuts dans la catégorie Ultimate avec le Sandrider. Leur parcours, parsemé de défis, a mis en lumière leur esprit d’équipe exemplaire. Contraints à l’abandon suite à un problème de direction assistée, ils n’ont pas hésité à prêter main-forte à leurs coéquipiers, notamment en assistant Sébastien Loeb après son accident, puis en intervenant sur le véhicule d’Al-Attiyah lors de l’étape marathon.
Malgré les obstacles, leur persévérance a payé : plusieurs classements dans le top 10 leur ont permis de conclure leur premier Dakar en Ultimate avec des résultats prometteurs.
Sébastien Loeb : des leçons à tirer d’une édition difficile
Pour sa neuvième participation au Dakar, Sébastien Loeb nourrissait de grandes ambitions. Cependant, son parcours a été interrompu dès la troisième étape par un accident spectaculaire. Si les systèmes de sécurité du Sandrider ont permis au pilote et à son copilote, Fabian Lurquin, de sortir indemnes, une déformation de l’arceau de sécurité a entraîné leur exclusion sur décision des commissaires techniques de la FIA.
Malgré sa frustration, Loeb reste confiant : « Nous avons beaucoup appris cette année, et je suis certain que l’équipe saura capitaliser sur cette expérience pour progresser rapidement. »
Une première participation encourageante
Avec une victoire d’étape, plusieurs tops cinq et une quatrième place au classement général, les Dacia Sandriders ont réussi leur entrée en scène. Tiphanie Isnard, Team Principal, a exprimé sa satisfaction : « Nous avons abordé ce défi avec humilité et l’envie d’apprendre. Cette expérience nous a enrichis, et je suis fière de l’équipe que nous bâtissons. »
Cap sur l’avenir
Cette première participation au Dakar a jeté des bases solides pour les Dacia Sandriders. Les leçons tirées de cette édition serviront à perfectionner le Sandrider en vue des prochaines compétitions du Championnat du Monde FIA des Rallyes-Raid. L’équipe est désormais tournée vers l’Abu Dhabi Desert Challenge, avec l’ambition de briller davantage.
Nasser Al-Attiyah résume l’état d’esprit général : « Nous avons accompli de grands progrès. Nous serons de retour, plus forts que jamais, pour viser le titre en 2026. »
Avec une équipe soudée, des pilotes talentueux et un véhicule performant, les Dacia Sandriders s’affirment comme une force montante dans l’univers des rallyes-raids. Le Dakar 2025 n’était que le début d’une aventure prometteuse.

